Nos projets

Nous possédons actuellement trois projets : TOLOSAT, ASTRE’NOGS et ASTRE’LOON. Ces projets ont pour but de développer les compétences théoriques et techniques de nos membres dans les disciplines impliquées, grâce à la conception et réalisation d’un CubeSat étudiant (TOLOSAT), à la construction d’une station sol (ASTRE’NOGS) et à la réalisation d’un ballon sonde (ASTRE’LOON).

TOLOSAT

ASTRE'NOGS

ASTRE'LOON

L’apport de nos projets est distribué selon trois axes majeurs :

- Pédagogie : l’objectif principal de l’ASTRE est de permettre aux étudiants de Toulouse d’apprendre sur le domaine du spatial en réalisant des projets. Dans ce cadre, TOLOSAT et ASTRE’NOGS permettent aux étudiants d’appliquer leurs connaissances acquises en cours et développer des compétences techniques et managériales. Ces projets, étant développés par des étudiants venant de jusqu’à 4 écoles différentes, permettent l’échange de diverses connaissances techniques et scientifiques entre ses membres.

- Innovation : les projets développés à l’ASTRE cherchent à être innovants ainsi que pédagogiques. La mission TOLOSAT permettra de valider deux technologies différentes avec des grandes applications dans le spatial. Elle exploitera les données de la jeune constellation Galileo pour faire de la gravimétrie et donc permettra des mesures de performance de cette nouvelle constellation GNSS européenne. De même, elle pourra recueillir des données sur la performance des nouveaux satellites Iridium-Next et étudier son utilisabilité par des CubeSats.

- Open Source : à l’ASTRE nous cherchons à rendre le domaine du spatial accessible, pas seulement aux étudiants mais à tout le monde. Dans cette idée, tous nos projets sont Open Source et les informations sont mises sur des plateformes Internet (Federation Open Space Makers prochainement). Également, nous cherchons à contribuer à des projets spatiaux Open Source mondiaux comme par exemple au réseau SatNOGS avec notre projet ASTRE’NOGS. De cette façon, nous aidons à enrichir la communauté Open Source du spatial.

TOLOSAT : un CubeSat pour des mesures gravimétriques et l'établissement d'un lien bidirectionnel avec Iridium

Les CubeSats : qu'est-ce que c'est ?

Les CubeSats sont des nanosatellites dont le format standardisé a été établi en 1999 aux États-Unis. Une unité CubeSat est un cube de 10 cm d'arête pesant maximum 1.33 kg. Un CubeSat est constitué d'une ou plusieurs unités. La mission TOLOSAT sera constituée de deux unités.

L'avantage derrière cette standardisation est celui de pouvoir lancer un CubeSat avec un coût fortement réduit par rapport aux satellites "classiques" : le lancement d'une unité CubeSat coûte environ 150 000 €. La justification d'un coût si faible tient dans la possibilité de lancer de nombreux CubeSats à la fois par leur faible encombrement, et ce en tant que charge utile secondaire (à côté d'un satellite de grande envergure par exemple). Cette standardisation a également entraîné l'émergence de composants commerciaux pour CubeSats, ce qui offre la possibilité d'acheter certains composants et de se concentrer sur le développement de la charge utile par exemple.

Description du projet

Général

TOLOSAT est un projet CubeSat développé conjointement avec le Club CubeSat de l’ISAE-Supaero (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) depuis janvier 2018, pour une date de lancement estimée en 2024. Nous sommes 38 étudiants de l'INSA, de l'ISAE-Supaero, de l'ENSEEIHT, de l'ENAC et de l'UPS à travailler actuellement dans ce projet, dans 9 équipes (une équipe par domaine d'ingénierie). Nous échangeons régulièrement avec le CSUT (Centre Spatial Universitaire de Toulouse), qui nous conseille et nous fournit des contacts d'experts, ce qui est très utile pour l'avancement de notre projet.

L’objectif de la mission est double : démontrer la faisabilité de l’établissement d’un lien Secure Shell (SSH) entre le centre de commande-contrôle et le CubeSat par le biais de la constellation Iridium en orbite basse, et démontrer la faisabilité de mesures gravimétriques précises en orbite basse à bord d’un CubeSat grâce à ses capteurs d’attitude et à la technologie GNSS (Global Navigation Satellite System).

TOLOSAT est un projet CubeSat développé conjointement avec le Club CubeSat de l’ISAE-Supaero (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) depuis janvier 2018, pour une date de lancement estimée en 2024. Nous sommes 38 étudiants de l'INSA, de l'ISAE-Supaero, de l'ENSEEIHT, de l'ENAC et de l'UPS à travailler actuellement dans ce projet, dans 9 équipes (une équipe par domaine d'ingénierie). Nous échangeons régulièrement avec le CSUT (Centre Spatial Universitaire de Toulouse), qui nous conseille et nous fournit des contacts d'experts, ce qui est très utile pour l'avancement de notre projet.

L’objectif de la mission est double : démontrer la faisabilité de l’établissement d’un lien Secure Shell (SSH) entre le centre de commande-contrôle et le CubeSat par le biais de la constellation Iridium en orbite basse, et démontrer la faisabilité de mesures gravimétriques précises en orbite basse à bord d’un CubeSat grâce à ses capteurs d’attitude et à la technologie GNSS (Global Navigation Satellite System).

TOLOSAT effectuera deux missions à son bord.

Sa première mission consiste à effectuer un lien SSH (programme informatique avec protocole de communication sécurisé) entre le centre de commande-contrôle et le satellite, en utilisant la constellation Iridium comme relais. De cette manière, il serait possible d’opérer le satellite même sans être en visibilité de la station sol, en réutilisant le réseau Iridium. Le principal défi est de pouvoir maintenir une connexion suffisamment stable avec les satellites Iridium pour réaliser un lien SSH.

Sa deuxième mission porte sur une démonstration technologique de mesures gravimétriques précises produites à bord d'un CubeSat. L’idée est d'utiliser la constellation GNSS (Global Navigation Satellite System) européenne Galileo ainsi que des données des capteurs à bord afin de déterminer l'accélération reçue par le CubeSat et pouvoir extraire la force gravimétrique exercée par la Terre.

Le champ de gravité de la Terre n’est pas uniforme car la masse n’est pas équitablement distribuée sur toute sa surface. Depuis 2002, GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment), une mission de la NASA et de la DLR (agence spatiale allemande) mesure les variations temporelles du champ de gravité terrestre. Ces variations sont principalement corrélées à des changements de distribution de masse fluide à la surface de la Terre ainsi qu’à l’intérieur de celle-ci. Il pourrait ainsi exister un lien entre le changement climatique et les tendances des variations dans le temps du champ de gravité terrestre.

La mission TOLOSAT cherche à observer ces variations temporelles du champ de gravité terrestre en utilisant une "approche accélérométrique". Cette méthode se base sur l'estimation de l'accélération du satellite donnée par le suivi GNSS (Global Navigation Satellite System), afin de déterminer l'accélération totale. Grâce à une modélisation numérique et des mesures réalisées in situ, il est possible de supprimer les accélérations dues à des forces autres que gravimétriques terrestres (gravité solaire, frottements de l'atmosphère résiduelle...). Grâce à cela, nous pouvons alors déterminer le champ gravitationnel de la Terre.

L'avantage principal de cette approche est sa simplicité et son implémentation peu coûteuse comparée à d'autres missions gravimétriques telles que GRACE. Cependant, la performance liée à cette méthode est limitée. Le nombre croissant de satellites GNSS nous porte à croire que des performances acceptables sont atteignables avec l'approche accélérométrique. La mission TOLOSAT a pour but de le prouver, ainsi que de mesurer l'apport de la constellation GNSS Galileo pour la détermination précise d'orbite (POD).

L’essor des cubesats permet la mise en oeuvre de missions variées et de constellations de nanosatellites. Pour contrôler ceux-ci, il faut disposer de stations sols à portée. Pour permettre aux universités et autres constructeurs de nanosatellites de pouvoir communiquer avec ces satellites, des initiatives de mise en commun des stations sols apparaissent (SatNOGS par exemple). Une autre possibilité pour communiquer avec un satellite souvent est l’utilisation de constellations de satellites de télécommunication, comme Iridium.

Iridium est une constellation de 66 satellites de télécommunication. Ces satellites sont sur des orbites situées à 780 km de la Terre dans de nombreuses inclinaisons, ce qui permet une couverture terrestre globale. L'objectif ici est d'utiliser cette constellation de satellites comme un relai pour communiquer entre notre CubeSat et le sol pour des raisons de démonstration technologique.

Pour un objet sur une orbite basse type ISS (Station Spatiale Internationale), la couverture totale est de 24% pour Iridium et de l’ordre de 1 à 10% pour une seule station sol (dépendamment de sa localisation géographique et de l'inclinaison de l'orbite). Le débit d’une station sol est meilleur (9600 bps max pour un lien UHF contre 40 bps pour Iridium), mais par contre, l’utilisation d’Iridium revient bien moins cher que la location d’une station sol en plus d'une plus grande couveture, d'où l'intérêt de notre mission.

Afin de pouvoir réaliser notre projet CubeSat, nous avons décidé de diviser notre effectif en 9 équipes. Ces équipes correspondent aux sous-systèmes présents dans le CubeSat, en y ajoutant l’équipe d’Analyse de Mission et le pôle d’Ingénierie des Systèmes qui permet d’interconnecter ces sous-systèmes grâce à sa vision globale du projet.

L’équipe d’Analyse de Mission est chargée de rechercher des orbites, des stations sol et des lanceurs compatibles avec notre mission. Cette équipe fournit donc des paramètres déterminants pour chaque sous-système, que ce soit en termes de paramètres orbitaux (inclinaison, excentricité, demi grand-axe…), de visibilité (en croisant les données des stations sol avec les données orbitales), ou de spécifications pour les lanceurs.

L'essentiel du travail d'Analyse de Mission réside dans la simulation de scénarii de mission, afin de déteminer la meilleure orbite possible pour réaliser la mission.

Dans le vide, où la convection n’existe pas, le rayonnement thermique et la conduction sont les seuls moyens d’échange de chaleur. Deux menaces apparaissent alors dans l’environnement spatial : des forts gradients de température (temporels et spatiaux), et des températures extrêmes.

L’objectif du sous-système de thermique est d’élaborer un modèle thermique du CubeSat et de proposer des solutions (passives ou actives) afin que les composants à bord puissent rester dans leur intervalle de température nominal.
Cela peut prendre la forme de couches isolantes (appelées couches MLI - Multi Layer Insulation), assez commun pour des satellites de grande taille. Dans le cas de CubeSats, les pâtes thermiques (pour mieux conduire la chaleur à l'interface entre deux matériaux), les refroidisseurs thermo-électriques miniaturisés, et la peinture (pour contrôler le dégagement thermique par rayonnement) sont des moyens de contrôler la température du système.

La gestion des données de bord a toute son importance dans l’interconnectivité des sous-systèmes d’un satellite. L’ordinateur de bord, composant clé de ce sous-système, doit par exemple gérer l’ordonnancement des processus du CubeSat, ses modes de fonctionnement (mode opérationnel, mode mission, mode de récupération...), et l’exécution de télécommandes envoyées par les stations sol, gérer les défaillances (matérielles et logiques).

Ce sous-système pose les bases logicielles sur lesquelles le satellite fonctionnera. Lors de la mise en orbite du CubeSat, il faut de plus gérer toute la planification des tâches qu'il doit effectuer ; cela a encore plus d'importance lorsque plusieurs missions sont présentes à bord du CubeSat, comme dans le cas de TOLOSAT. Toutes les télécommandes, reçues physiquement grâce au sous-système de communications, doivent être traitées et relayées le cas échéant aux sous-systèmes concernés par la commande.
Dans la gestion des données de bord, on compte aussi le système de stockage d'informations ; ce stockage est essentiel pour pouvoir envoyer des données de télémesures (qui informent sur l'état du CubeSat) et ainsi pouvoir anticiper ou diagnostiquer des défaillances.

Le sous-système de contrôle d'attitude et d'orbite se charge de s'assurer des bonnes capacités de pointage du satellite (si nécessaire), du contrôle de sa rotation et de son maintien en orbite. Pour TOLOSAT, à l'instar de la plupart des missions CubeSat, il n'y aura pas de système de propulsion, donc tout contrôle d'orbite sera impossible à réaliser une fois déployé et dans son orbite basse.

En phase A, l'objectif de ce sous-système est de s'assurer que les objectifs de mission pourront être réalisés du point de vue du pointage du satellite. Les composants de ce sous-système peuvent être regroupés en deux grandes familles : les actionneurs et les capteurs.
Ce sont les actionneurs qui permettent de contrôler l'attitude (roues à réaction par exemple) grâce aux données fournies par les capteurs (gyromètre, magnétomètre...). Toute l'architecture de contrôle est élaborée à partir des composants disponibles sur le marché (en développer de nouveaux serait extrêmement difficile et risqué compte tenu de la criticité de ce sous-système).

Les communications jouent un rôle essentiel dans le contrôle du satellite et l'exploitation de ses données. Le sous-système de communications s'occupe de gérer les échanges physiques entre la ou les station(s) sol(s), que ce soit en transmission (lien satellite - station sol) ou réception (lien station sol - satellite).
En plus de s'assurer de la possibilité de connexion entre la satellite et la Terre, prouvée grâce à un bilan de liaison qui estime la puissance reçue de part et d'autre de la chaîne de communication, des problématiques de débit sont discutées.

Il existe une classification des bandes de fréquence utilisées pour les communications (bandes Ku, Ka, L, S, UHF, VHF, X...), chacune offrant des débits différents, des consommations différentes... De surcroît, afin de s'assurer que les communications satellite n'interfèrent pas entre elles, l'ITU (International Telecommunication Union) impose des règlementations strictes concernant notamment l'allocation de bandes de fréquences aux satellites pendant leur mission.

Dans le monde des CubeSats, les fréquences radio-amateur UHF (Ultra High Frequency) et VHF (Very High Frequency) sont largement utilisées, avec quelques utilisations de la bande S qui permet un débit de données supérieur (au coût d'une consommation plus forte). L'enjeu de phase A est de choisir les modules de communication (émetteur, récepteur, antennes) adéquats compte tenu des limitations de masse, de puissance et de volume tout en achevant des performances suffisantes (débit, taux d'erreurs bits...).

La puissance est la ressource indispensable à bord d'un satellite. Produite généralement à partir de panneaux solaires, elle alimente tous les sous-systèmes du satellite et leur permet de fonctionner. C'est elle qui dimensionne en grande partie la performance du satellite, car pour la plupart des composants, la performance va de pair avec la consommation en puissance. De plus, si la puissance n'est pas correctement acheminée vers des composants critiques (ordinateur de bord, transmetteur...) ou qu'il existe des surtensions sur le réseau électrique du satellite, toute la mission peut être mise en danger.

Le sous-système de puissance d'un CubeSat est généralement composé d'une carte de puissance, de batteries et de panneaux solaires. Il s'occupe également de l'architecture électrique avec le sous-système de gestion des données.
En phase A, ce sous-sytème doit établir les différents modes de puissance du satellite (modes lancement, déploiement, recharge, éclipse, sans échec, mission...) et maximiser sa génération de puissance tout en s'assurant de la robustesse de son architecture. Le facteur limitant principal est la contrainte de volume pour les CubeSats. L'enjeu est alors de disposer le plus de panneaux solaires possible avec le sous-système de configuration et structure, avec l'aide ou non de mécanismes de déploiement dont le prix est un risque supplémentaire et une complexité accrue.

Le sous-système de Structure possède deux fonctions principales : premièrement, s'assurer que le CubeSat possède une structure suffisamment solide pour le lancement et les conditions de mission ; deuxièmement, faire rentrer tous les composants à l'intérieur de la structure en les agençant selon diverses contraintes.
En effet, il ne faut surtout pas négliger les forces de vibration lors du lancement, qui peuvent provoquer des dégâts importants si la structure n'a pas été conçue pour résister à de telles vibrations. De même, l'accélération ressentie peut se situer au-delà de 20 fois la valeur de la gravité terrestre (20G). Il est donc important d'avoir une structure robuste.

L'agencement extérieur des composants est un défi intéressant : par exemple, le sous-système de Communications pourrait souhaiter disposer de plusieurs antennes afin de communiquer avec la Terre de façon omnidirectionnelle ou simplement dans différentes bandes de fréquences (UHF/VHF, bande S), tandis que le sous-système de Puissance quant à lui voudrait mettre des panneaux solaires sur toute la surface extérieure du CubeSat pour récolter un maximum d'énergie. Dans ce genre de cas, il faut faire un compromis et c'est le sous-système de Structure qui décide de la configuration à adopter.

L'agencement intérieur est lui aussi un challenge important : il faudra faire attention à ne pas mettre tous les composants qui chauffent beaucoup côte-à-côte, ni agencer un équipement très sensible aux champs magnétiques (capteur expérimental...) à proximité d'un appareil à forte consommation électrique (magnétocoupleurs, ordinateur de bord...). Il faut également s'assurer que le CubeSat soit à peu près équilibré, c'est-à-dire avoir son centre de masse vers son centre géométrique, qui est une des nombreuses exigences imposées par les CDS (CubeSat Design Specifications).

Concevoir et développer un CubeSat n'est pas une tâche facile, surtout lorsque quelques dizaines de membres travaillent sur le projet, dans des disciplines différentes, et encore plus dans un contexte de projet étudiant. Il faut que tous les sous-systèmes puissent communiquer efficacement entre eux, disposer des informations dont ils ont besoin, et ne pas perdre la vue d'ensemble du satellite. C'est pour cela que l'équipe d'Ingénierie des Systèmes est là : gérer les interactions entre sous-systèmes, et s'assurer que la vue d'ensemble du CubeSat (du système) est bien claire et spécifiée par des documents d'ingénierie qui fixeront le design petit à petit et les procédures techniques (d'intégration, qualification...).

L'Ingénierie des Systèmes possède deux composantes : la gestion de projet, et la gestion du système (satellite). Ce sont deux fonctions relativement différentes, l'une s'occupant de l'aspect relationnel et organisationnel au sein du projet, l'autre s'occupant entre autres de la cohérence entre les éléments du système, de sa modélisation (on parle de MBSE - Model Based Systems Engineering), et de sa documentation technique. Il s'agit vraiment d'avoir une vision globale et de diriger le projet, en définissant par exemple les phases d'étude de faisabilité (phase A), de conception (phases B et C) jusqu'à l'intégration, vérification, validation et qualification du système (IVVQ - phase D) et enfin le lancement du CubeSat (phase E).

Le terme de charge utile désigne les instruments qui sont primordiaux dans l'accomplissement de la mission, dans le sens où ce sont eux qui vont permettre de la réaliser physiquement. La charge utile se distingue de la plateforme, qui est l'ensemble des composants permettant à la charge utile de fonctionner (panneaux solaires, batterie, ordinateur de bord...).
L'équipe de Charge Utile est en charge de la réalisation et de l'intégration de celle-ci dans le CubeSat ; elle représente en quelque sorte la matéralisation physique de la mission.

Dans le cas de Tolosat, la charge utile se décompose en deux modules : le module Iridium et le module de gravimétrie. Ils partagent certaines similitudes, comme par exemple le fait de disposer d'une antenne en bande L pour communiquer avec certains satellites (Iridium et GNSS). Tout au long de la conception du satellite, l'équipe doit s'assurer que la mission définie préalablement sera toujours réalisable, et si ce n'est pas le cas, proposer des révisions des exigences de mission afin de mieux prendre en compte les contraintes techniques du système si celles-ci ont été mal appréhendées lors de l'élaboration de la mission.

Suivez l'actualité de Tolosat sur Twitter !

ASTRE'NOGS : une nouvelle station sol pour le réseau SatNOGS !

Description du projet

Général

ASTRE’NOGS est un projet de construction d’une station sol Toulousaine qui s’intègrera dans le réseau SatNOGS. Ce réseau a été créé dans le but de mettre à la disposition de tous des stations sol situées dans le monde entier. Il a été initié par la Libre Space Foundation et est totalement open source. Une base de données des différents satellites, de la documentation pour créer sa propre station sol ainsi qu’un forum d’échange sont aussi présents sur le site.

ASTRE’NOGS est un projet de construction d’une station sol Toulousaine qui s’intègrera dans le réseau SatNOGS. Ce réseau a été créé dans le but de mettre à la disposition de tous des stations sol situées dans le monde entier. Il a été initié par la Libre Space Foundation et est totalement open source. Une base de données des différents satellites, de la documentation pour créer sa propre station sol ainsi qu’un forum d’échange sont aussi présents sur le site.

L’équipe est composée de 7 étudiants toulousains membres de l’association ASTRE qui participent à tous les aspects de la conception de l’antenne. Toutefois, deux groupes ont été formés : l’un qui se penche plutôt sur l'aspect mécanique du projet, et l’autre plutôt sur l’aspect électronique et logiciel du projet.

Le projet ASTRE’NOGS a pour finalité de permettre les communications dans les bandes de fréquence radioamateurs (UHF/VHF). Ces dernières permettent de communiquer avec différents satellites (satellites radioamateurs, nano-satellites, NOAA, Tolosat, ...). Débuté en octobre 2018, ASTRE’NOGS est financé dans le cadre du projet européen Nanostar en coopération avec le Centre Spatial Universitaire de Toulouse (CSUT) et l’ISAE-Supaero. La station sol sera placée sur le toit de l’ISAE-Supaero.

L’antenne est la partie la plus imposante d’une station sol. Elle permet la communication avec les différents satellites. Dans le cas d’ASTRE’NOGS, deux antennes sont utilisées : une VHF (Very High Frequency) et une UHF (Ultra High Frequency). La liaison entre l’antenne et l’ordinateur de bord s’effectue par un récepteur SDR (Soft Defined Radio) Airspy.

La partie mécanique est primordiale afin d’orienter l’antenne vers le satellite dans de bonnes conditions. En effet, les antennes étant directives, il faut pointer le satellite durant tout son passage afin de recevoir des données. Pour cela, ASTRE’NOGS utilise un rotor couplé au software qui va venir modifier en direct la position de l’antenne, au fur et à mesure de l’évolution de la position du satellite.

ASTRE’NOGS est basé sur un Rasberry Pi sur lequel est installé le client SatNOGS. Ce dernier permet de contrôler le rotor lors d’un passage et d’envoyer les données récoltées sur le réseau SatNOGS. La clé SDR Airspy permet de faire la liaison entre l’antenne et le Rasberry Pi.

ASTRE'LOON : le premier ballon sonde de l'ASTRE !

Description du projet

Général

Le projet ballon est un projet de ballon sonde développé par l’association depuis septembre 2019. Le but de la mission est triple : - Tester des composants du nanosatellite Tolosat - Développer une plateforme (servitude) de ballon open source - Formation aux enjeux et contraintes d’un système spatial

Le projet ballon est un projet de ballon sonde développé par l’association depuis septembre 2019. Le but de la mission est triple : - Tester des composants du nanosatellite Tolosat - Développer une plateforme (servitude) de ballon open source - Formation aux enjeux et contraintes d’un système spatial

Tolosat cherche à prouver la possibilité pour un nanosatellite de communiquer en orbite avec la constellation Iridium NEXT pour assurer des télécommunications lorsque le satellite n’est pas en visibilité d’une station sol. La mission est ici de chercher à qualifier dans un environnement “dynamique” la solution employée pour le nanosatellite. En particulier au niveau du firmware ainsi que toute la partie “opérative” liée à cette charge utile.

Il s’agit du but principal du projet. Nous développons une servitude qui se veut modulaire et facile à utiliser. L’objectifs ? Simplifier au maximum la réalisation de missions avec des ballons sondes. Nous espérons ainsi diminue les coûts d’accès technologique à cette filière. Pour se faire, nous nous inspirons de la philosophie des CubeSat pour la modularité (servitude découpée en carte électronique réalisant chacune une fonction précise : radio, ordinateur de bords, mesure, etc) et des cartes d’électroniques grand publique (Arduino, esp32, etc) pour la simplicité d’utilisation.

La conception d’une plateforme modulaire permet d'envisager un format d'expérience relativement standard. De plus, si la simplicité recherchée par ce projet est atteinte, nous devrions grandement réduire les difficultés d’accès à la haute atmosphère. Ce qui permettrai par exemple des charges utiles scientifiques plus ambitieuse ou la réalisation de partenariat externe.

On ne trouve pas beaucoup d’exemples de “système” ballon sonde open source que l’on peut réutiliser facilement. En effet, les développements sont soit fait dans le cadre du loisir pur (qualité de type “tant que ça marche”), soit il s’agit de système performant, intégré et très complexe (et donc peut réutilisable en dehors de leur cadre d’origine, a fortiori par une équipe d’étudiant). L’idée est donc de concevoir une plateforme open source et facilement réutilisable. C’est-à-dire documenté, relativement simple et économique.

Un ballon de haute altitude, étant donné les contraintes de la haute atmosphère est relativement proche dans son concept et ses contraintes d’un satellite. De ce fait, il s’agit d’un excellent moyen de formation aux enjeux et contraintes d’un système spatial tout en étant bien plus accessible.